Pour moi, un fablab doit travailler avec les entreprises du territoire pour leur permettre de tester leurs idées.

Thibault Reinhart, Président co-fondateur d’Ino-Rope.

Thibault Reinhart est le Président co-fondateur d’Ino-Rope, une société basée à Concarneau qui, depuis 2013, cherche à intégrer des solutions de fibres synthétiques pour le nautisme et l’industrie. Partenaire de Konk Ar Lab depuis le début du projet en 2017, il est convaincu de la pertinence du modèle fablab pour aider les entreprises du territoire.

Thibault, peux-tu nous présenter ta société Ino-Rope ? 

Je suis Thibault Reinhart, 38 ans, 10 ans de course au large et aujourd’hui chef d’entreprise à Concarneau. J’ai créé Ino-Rope en 2013 avec mon ami Julien Barnet. A l’époque, on a inventé dans le garage de Julien un système de poulie textile, modélisé et imprimé en 3D, qu’on a appelé P0 Alpha. On a déposé le brevet mais on a eu ensuite du mal à trouver des financements pour développer notre prototype. Alors on a créé Ino-Rope. Ça n’a pas été facile tous les jours mais aujourd’hui, on a 15 salariés et on invente quotidiennement des solutions innovantes pour le nautisme et l’industrie, notamment des nouveaux types de cordages.

Comment est né le partenariat entre Konkarlab et Ino-Rope ? 

Je suis le projet Konk Ar Lab depuis le début. A l’époque j’étais en colocation avec Manu (Emmanuel Poisson-Quinton – EXplore – Co-fondateur de Konk Ar Lab) à Concarneau. J’ai tout de suite adhéré au concept. Ça nous permettait de tester nos poulies, de les imprimer en 3D à moindre coût… C’est très important pour une jeune entreprise qui se lance. 

 

Pour moi, un fablab doit travailler avec les entreprises du territoire pour leur permettre de tester leurs idées.

 

Qu’est-ce que vous vous apportez mutuellement ?

Pour moi, un fablab doit travailler avec les entreprises du territoire pour leur permettre de tester leurs idées, fabriquer leurs prototypes. C’est important de pouvoir mutualiser les machines et la production. Ça ne sert à rien que tout le monde s’équipe en découpeuse laser. Ça demande de l’espace, de l’argent… 

De notre côté, nous pouvons soutenir les projets portés par Konk Ar Lab en finançant du matériel, des équipements, des machines en open-source, et les mutualiser avec d’autres entreprises. On est tout à fait disposé à le faire. On peut même proposer des cas concrets à étudier, ou penser à l’utilisation de nos solutions pour des projets pédagogiques du fablab par exemple. Surtout si ça contribue au développement du modèle économique de l’association. 

La poulie Ino-Rope imprimée à Konk Ar Lab.

Pourquoi est-ce important d’avoir un fablab tel que Konk Ar Lab sur le territoire ?

Moi je pense que le prototypage, si c’est possible, devrait passer par le fablab. Je crois à la réalité économique de ça à la fois pour les entreprises, et pour le fablab lui-même qui a besoin de cette rentrée d’argent pour fonctionner et se pérenniser. 

Le problème c’est qu’aujourd’hui vous n’êtes pas dimensionné pour répondre à cette demande et aux exigences du privé… […] Il faudrait des créneaux ouverts aux pros par exemple. Personnellement, même à coût équivalent d’entreprises je viendrai imprimer et tester mes prototypes chez vous. 

Quels sont vos projets pour 2021 ?

Aujourd’hui on teste de nouvelles solutions de cordages à base de fibres synthétiques pour le nautisme. Il nous faudrait une machine à abrasion pour tester le vieillissement des cordages, sur plusieurs types de surfaces, et ensuite choisir des fournisseurs et des types de cordages adaptés à l’usage de nos clients. On pourrait aussi faire ça chez vous pour mutualiser la machine, et l’utiliser pour des ateliers. On peut y réfléchir. 

Avez-vous des projets à développer avec le Fablab de la Baie cette année ?

Mon souhait c’est d’aider le fablab à se doter de meilleurs outils, d’aider à sa santé économique, en regardant comment construire une offre pour partenaires privés. Il faut développer et documenter cette relation entreprises – Konk Ar Lab. Je crois vraiment à la réalité économique de ce modèle. 

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